29/06/2015

La vieille âme

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C’est juste que lorsqu’elle décida de se réincarner, la vieille âme avait vécu plus de 1500 vies.

Elle avait atteint le sommet de son évolution spirituelle et n’avait donc plus rien à apprendre en se réincarnant à nouveau.

Au cours de ses vies antérieures, elle était maintes fois « tombée », s’était toujours relevée et finalement n’était plus tombée du tout.

Elle avait bravé tous les obstacles de ses vies et avait exercé de multiples professions et passions, été homme et femme, pauvre et riche, puissante et sans pouvoir…

Elle connaissait toute la palette des sentiments et d’émotions humaines par cœur; tous les recoins de la psyché humaine.

Rien ne l’empêchait de rester un pur esprit et de flotter dans l’autre dimension à sa guise, sans connaître la souffrance, dans l’amour infini du divin.

Elle faisait « un » avec le divin.

Lorsque, comme cette vieille âme, on arrive à accumuler autant de connaissance et d’expérience, on devient, par la force des choses, leader et guide pour les autres âmes moins expérimentées.

Elle revint sur terre par compassion et pour montrer à ses pairs un chemin créatif que personne ne pourrait imaginer.

Il fallait sortir des sentiers battus et prendre les risques nécessaires à la création d’une société plus juste et solidaire.

Dès l’enfance, elle montrait des signes de maturité, d’intelligence et de lucidité qui épataient son entourage.

Elle voyait les choses avec beaucoup de clairvoyance, était écoutée et appréciée mais parfois mal comprise.

Et si nous avions une vieille âme tout près de nous……dans notre entourage proche…on se plairait tous à rêver de vivre une vie plus douce sur notre belle planète grâce à ses conseils avisés…

21/06/2015

Alex, l'ange gardien du bout du monde

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C’est juste que lorsque j’ai rencontré Alex pour la première fois, j’ai vécu en même temps le pire moment de toute mon existence.

J’étais à l’étranger dans un de ces pays lointains, magiques et exotiques aux multiples facettes provoquant à chaque instant mon ravissement.

J’essayais de capter mes impressions en observant la nature tropicale exubérante.

Mon corps s’enveloppait de cette douce tendresse ressentie par la chaleur ambiante.

Je goutais avec délice à ce climat chaud et sec.

J’avais plaisir à contempler l’âme nonchalante, colorée et musicale d’une population métissée par les influences de diverses cultures.

Je m'adaptais avec aisance à un rythme de vie ralenti dans sa course contre le temps.

Au début de mon voyage, avec tous mes sens en éveil, je flottais sur un petit nuage, comme dans un rêve.

Je m’extasiais comme un petit enfant de ce que je voyais, tant j’étais étonnée et surprise.

J’étais enfin pleinement heureuse.

 

Epanouie je l’ai été jusqu’au jour où j’ai été agressée dans la rue.

Dès lors tout a basculé.

Apeurée comme une biche blessée par un chasseur, je connus l’envers du décor, la descente aux enfers.

Un état de terreur et d’angoisse me faisait bruler mes cartouches mentales.

Dans ces circonstances troubles, je fis la connaissance d’Alex dans un endroit improbable pour faire des rencontres ; au commissariat.
Au début, je l’ai pris pour un policier.

J’ai compris rapidement qu’il ne l’était pas.

Il secourait un ami, agressé lui-aussi.

Il m’aidât beaucoup.

Il n’y a plus que près de lui que je me sentais en confiance.

Je voulais qu’il reste toujours auprès de moi, qu’il ne prenne la main et me rassure.

Je crois qu’il aimait ce rôle de sauveur que je lui assignais malgré moi.

Nous avions de longues conversations et je pus de délecter en l’écoutant parler.

Il était fort érudit, patient et disponible.

Il restait pendant de longues journées avec moi comme un ami fidèle.

Notre amitié se forgeait, s’ancrait dans nos mémoires.

 

Un jour, il a fallu que je retourne chez moi de l’autre côté de la terre, laissant Alex à sa vie, à ses enfants, à son travail.

Il m’écrivit de merveilleuses lettres.

Souvent, je restais sans nouvelle de lui pendant des mois.

Un jour, il m’apprit qu’il venait de réchapper de la dengue, une maladie causée par les moustiques.

D’ici, je ne pouvais qu’imaginer ses souffrances endurées et compatir à son épreuve.

Au bout du monde, je pensais à lui et il pensait à moi.

Au confins de la terre, il pense à moi et je pense à lui.

Je ne sais pas ce qu’il est devenu et si je le reverrai un jour. 

 

Souvent je me demande si le destin avait prévu cette malencontreuse aventure justement pour que je rencontre Alex…que je n’aurais pu rencontrer que dans ces tristes circonstances…

Quel est le sens de tout cela ?

Y-a-il de l’amour dans l’amitié et à quelle dose ?

Parfois, je me dis que certaines questions resteront à jamais sans réponse…ou peut-être pas… 

10/06/2015

Le Maître des cristaux

maître des cristaux,cristal,quartz,sashana,romanIl était une fois, lors de temps immémoriaux, bien avant que les continents ne bougent et revêtent l'apparence actuelle, au Brésil d'aujourd'hui, dans les mines de Minas Gerias, un homme qu’on appelait « le maître des cristaux »

De sa main experte naissaient les plus beaux cristaux de toute l’Atlantide.

A la fois purs et translucides, sans aucune inclusion c’est à dire sans aucun matériau étranger fait prisonnier par la roche, ils étaient de toute beauté.

Le maître entretenait une véritable passion pour son métier et il n’était pas rare que ses créations atteignent plus de 10 mètres de hauteur.

Ceux qu’il préférait cependant étaient ceux de plus petites tailles ; les druses ou amas cristallins avec de nombreuses pointes longilignes pointant leurs flèches vers le ciel.

Les ondes de forme qu’ils dégageaient purifiaient l’aura des êtres vivants des influences néfastes de toute nature.

Il les offrait aux gens qu’il aimait pour augmenter leur bien-être.

Les temples les utilisaient à des fins curatives lorsqu’ils étaient taillés à la perfection.

Les cristaux de taille plus imposante servaient d’amplificateur énergétique lorsqu’ils étaient soumis à l’énergie solaire.

Ils pouvaient aussi servir de stockage de mémoire pendant des siècles car le cristal ne bougeait pas d’aspect.

Toute la technologie atlante reposait sur la culture des cristaux et leur utilisation.

Le maître et son équipe avait fort à faire car plus le peuple se développait, plus la demande en cristaux croissait.

Les cristaux de la mine n’étant pas suffisant pour alimenter toute la région, il aidait mère nature par un procédé chimique déjà parfaitement maîtrisé à l’époque.

Il en créait de nouveaux et n’épuisait pas les réserves naturelles.

A côté des somptueuses cavités de la mine couvertes de cristaux naturels coexistaient celles des cristaux sublimes produits par le maître.

maître des cristaux,cristal,quartz,sashana,romanIl reproduisait à la perfection le processus de culture naturel.

Il vivait ainsi dans un environnement féerique en constante évolution.

Le soir, de retour chez lui, il se sentait heureux d’avoir créer de la beauté. 

Son âme était devenue cristalline…aussi claire et pure que le cristal qu’il cultivait et chérissait… 

La nuit, ses rêves étaient doux, blancs et cotonneux…il se sentait flotter dans un monde irréel…celui de la pensée pure, des intentions justes, de l’innocence…

Et il espérait que cela dure toujours...

28/05/2015

Le Phénix

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Une vision de paradis…

Au loin, j’aperçus un oiseau au plumage chatoyant d’une incroyable beauté.

Surprise, je m’approchais de lui pour m’assurer qu’il était bien là; que je ne rêvais pas.

J’avais envie de le voir de tout près.

Alors que j’étais à côté de lui, en un clin d’œil, une gerbe de flammes jaillit du sol et l’oiseau se consuma sous mes yeux ébahis.

Il me laissa seule et désemparée.

Je ne vis plus qu’un vide blanc, une image sans vie.

Je me sentis abandonnée.

L’instant d’après, à mon grand étonnement, au milieu des cendres grisâtres apparut un œuf couleur d’albâtre qui se fendilla peu à peu.

Après quelques coups de bec, un oisillon adorable sorti de sa fragile coquille.

Un phénix naquit de ses cendres sous mes yeux.

Dans un mouvement d’aile, il s’envola haut dans le ciel avec la grâce et l’élégance d’un oiseau sacré.

Subjuguée par tant de splendeur, je ne pus m’empêcher de le suivre, de courir derrière lui.

Je me sentais libre et pleine de vie, sans entrave.

Je courus très vite.

Je voulais garder en moi l’image du phénix qui déjà m’échappait et devenait un souvenir.

J’enviais sa force et sa beauté.

Il était léger, vif et gracieux.

Il était divin.

Je le regardais disparaître au loin dans un bruissement d’ailes.

C’est là que je vis l’immortalité, goûtais l’éternité et touchais l’infini...

Et cela me donna le vertige...

 

21/05/2015

Tu sens l'Amour...

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Tu sens l’Amour…

Quelle est donc cette senteur ?

Un ressenti,

Une impression,

Un délicat parfum de fleurs,

Une aura attractive,

Une odeur,

Le goût de ta peau,

Ce que j’imagine,

Tu sens l’Amour…

et je ne sais l’expliquer…

16/05/2015

Miel, l'Or des abeilles

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Or,

Richesse,

Délice des dieux,

Enveloppe de douceur exquise,

Ame guérie de ses plaies,

Blessures cicatrisées,

Miel,

L’Or des abeilles,

Notre Or…

06/05/2015

Tibet, une lumière dans le noir

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A la recherche d’une lumière dans le noir…

C’est juste que lorsque je vivais en Europe, j’ai tout fait pour m’intégrer à mon milieu social.

J’essayais de rentrer dans un certain conformisme d’idées et de mode de vie.

Les conditionnements inculqués par l’éducation et la société étaient tenaces.

A cause de cela, mon meilleur ennemi, c’était moi-même.

J’étouffais en suivant des règles de vie auxquelles je n’adhérais pas totalement.

C’est une de ces raisons qui m’a poussé à tout quitter.

 

Je partis au Tibet sans savoir si j’allais jamais revenir…

Avec mon baluchon sur le dos et quelques économies en poche, je pris le premier vol à destination de Lhassa.

J’avais besoin de me ressourcer dans la spiritualité, d’analyser mes valeurs et de faire le point sur ma vie.

Je n’avais pas l’intention d’étudier les tréfonds d’un bouddhisme trop complexe à mon goût.

Je voulais juste en connaître les concepts de base et évoluer vers une sorte de paix intérieure, de lumière.

L’idée de me laisser imprégner par tout autre chose tant qu’elle fût inconnue et élevait mon âme me séduisait.

 

Je ne savais pas vraiment ce que je cherchais…pourtant comme un ermite éclairant son chemin avec sa lanterne, j’avançais…

A Lhassa et aux alentours, j’étais attiré par les vieux quartiers authentiques, les temples millénaires et les hommes sages de là-bas.

Je visitais tout et rien.

Je marchais longtemps à la recherche d'une chose indéfinissable qui intriguait ma curiosité.

 

Un long périple peut amener à une surprise inattendue…

Fatigué par mon errance dans les rues pauvres, j'avançais de plus en plus péniblement.

Je m’aperçus que j’étais suivi par un chien errant.

Dans mon for intérieur, je voulais m’en débarrasser au plus vite et l’ignorais.

Un vieux lama tibétain m’accosta en me regardant droit dans les yeux :

« ce chien, tu dois en prendre soin car tu l’as bien connu lors d’une de tes vies antérieures, c’était ton frère »

Abasourdi par ces paroles, je poursuivis mon chemin.

Je méditais cette idée pendant de longues minutes.

Où que j’aille, le chien était toujours là.

Affectueux sans retenue, il me chérissait.

Avec le temps, à mon tour, je me pris d’affection pour lui.

Pendant tout le reste de mon voyage, il ne me quitta plus.

Il était charmant, malicieux et coquin.

 

Un soir, juste avant de retourner vers mon pays d’origine, je me dis :

« J’ai cherché le moyen d'élever ma spiritualité et j’ai trouvé l’affection d’un chien…ou d’un frère…c’est selon… »

J’eus envie d’y croire…

A cet instant, je vis mon reflet dans un miroir…

Une lumière éclairait mon regard…

J’ai souri…

01/05/2015

Message d'une vénusienne

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L’étrange visite d’une vénusienne…

Lorsque la vieille âme féminine de l’extraterrestre s’incarnât dans le petit corps de Sofia, elle ressentit une ancienne sensation étrange.

Intégrer une enveloppe charnelle n’était pas dans ses habitudes récentes.

Sur Vénus, pas besoin de corps.

On vit dans une dimension immatérielle comme des sortes de courants d’air.

On communique par la pensée.

La notion de temps et d’espace y est très différente.

 

Depuis l’époque de l’Altantide, elle n’était plus revenue sur terre.

Pour elle, c’était comme si c’était hier.

Elle avait assisté à la disparition funeste de cette grande civilisation.

Le déluge avait tout emporté sur son passage.

L’immense empire englouti sous les flots restait comme une cicatrice dans son cœur.

Son âme restait un peu atlante.

L’image des torrents subsistait dans son esprit.

Jamais elle n’avait cru que l’humanité devrait tout recommencer à nouveau, avec seulement quelques rescapés.

 

Maintenant, elle était revenue ici car elle pressentait que les conditions d’avant le déluge se réunissaient à nouveau.

L’histoire se répétait !

A la croisée des chemins, l’humanité devait à nouveau choisir de quelle façon elle allait utiliser la puissance de la technologie.

Vers la destruction par l’utilisation abusive des armes ou vers une étape décisive de son évolution.

 

Que disent les vénusiens au sujet des terriers ?

« les ressources de la terre doivent être préservées ; la Terre comme d’autres planètes est riche et de grande valeur »

« la civilisation terrestre ne nous intéresse que si elle est capable d’évoluer vers l’échelon supérieur de son développement »

« Une ère hautement spirituelle, énergisante, avec des vibrations élevées pourrait advenir»

« ils n’ont pas encore totalement conscience de faire un avec le divin »

« ils ne se rendent pas encore compte qu’ils sont tous interdépendants et reliés les uns aux autres par une conscience collective»

« ils devraient s’enrichir par leurs différences »

« ils pourraient réussir à maîtriser la technologie, l’énergie tout en sauvegardant les ressources »

 

Pourquoi la vénusienne vint-elle sur notre Terre ?

Elle fut envoyée pour une mission d’observation de l’humanité.

En vivant parmi les terriers, elle en oublia presque ses origines si lointaines et prit plaisir à utiliser ses 5 sens.

Elle finit par s’habituer à la pesanteur terrestre qui, d’après elle, crée un obstacle à l’évolution, nos corps étant particulièrement lourds à porter. 

 

Le rapport que fit la Vénusienne à ses compatriotes est étonnant…

Lorsque son âme revint sur Vénus, à la fin de sa vie terrestre…elle fit son rapport aux vénusiens…et leur dit, « les terriers vivent sur une planète difficile car ils doivent braver les multiples caprices de la nature qui les affaiblissent »

« Si je dois retenir une chose de mon voyage, ce serait la suivante :

de toutes les planètes visitées jusqu’à présent, la Terre est la planète des Artistes !

L’art y joue un rôle décisif… ils créent de la beauté de toutes formes…

et cela, j'adore » 

27/04/2015

Les cerisiers en fleurs

cerisiers

Tant qu'il y aura

à chaque printemps

des cerisiers en fleurs...

Subsistera en nous

le germe

du

   bonheur...

10/04/2015

Le voile de la mariée


Voile de la mariée,

Brume sur les monts arborés,

Traine de gouttelettes immaculées,

Présage d’un autre monde,

De rêves et de songes,

De rencontre d’âmes,

Et d’anges…

 

voiledemariée.jpg

 

02/04/2015

Où vont les anges ?

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C’est juste… qu’il arrivait à la jeune Tifanie de sourire ou d’adresser la parole à des personnes inconnues.

Naturellement proche des gens et spontanée, cela lui venait naturellement.

De temps à autre, elle se ravisait parce que cela pouvait être mal interprété.

La norme dans les pays froids n’est pas de s’adresser aux autres comme si on les connaissait déjà.

Elle était intimement convaincue que les humains forment tous une grande famille.

Pour elle, une interdépendance d’ordre spirituel et énergétique unissait chacun des êtres vivants qui peuplent notre ravissante et intéressante planète.

Elle se disait : 

« En fait, on est tous dans le même bateau et ce bateau c’est la terre…

Notre intérêt est que tout s’y passe pour le mieux.

Lorsqu’une partie du vivant va mal, elle contamine le reste du vivant.

Heureusement, lorsqu’une partie va bien, elle projette son harmonie sur le reste du monde aussi… »

 

Un jour, lors d’une soirée entre amis, s’agit à côté d’elle une femme aux bleus yeux clairs nommée Clarence.

Elles commencèrent à faire rapidement connaissance.

En lui parlant droit dans les yeux, d’âme à âme, Tifanie se rendit compte que les yeux de Clarence étaient légèrement vitreux.

Cette dernière se vantait de ses qualités exceptionnelles de clairvoyance.

Cela intriguait Tifanie qui s’intéressait à tout et à rien.

Le regard translucide de Clarence faisait penser à un de ces devins qui savent lire l’avenir dans les entrailles des animaux, dans les runes, les cartes, les signes.

Tifanie se disait que Clarence ressemblait bien à ce qu’elle disait être.

A la fin de la soirée, fatiguées, elles se saluèrent.

Juste avant de partir et de disparaître Clarence lança à Tifanie :

« Tu ne dois pas aller là où même les anges n’iraient pas »

 

Cette phrase résonnait encore et encore dans la tête de Tifanie.

Qu’est ce que cela veut dire exactement ?

Où sont et vont les anges ?

Où ne vont-ils absolument pas ?

Peuvent-ils être partout ?

Et où elle, qui a une vie simple, calme et heureuse ne doit-elle pas aller ?

Instinctivement, elle aimait croire à l’existence des anges.

Ils se confondaient avec une intelligence divine unique qui crée la nature, l’univers, les mondes…

Elle n’avait pas besoin de représentation matérielle.

Si elle devait en donner une, les anges seraient une bien belle image symbolique.

Les artistes ont peint leur douce bienveillance avec tant de tendresse.

Elle réfléchit longtemps et se mit à penser que les anges vont là où on les appelle, comme un soutien très subtil et discret…mais elle ne sut répondre à toutes ses interrogations.

Un beau jour, elle croisa le regard de Rafaël, un bel homme au doux regard…

...se demanda si c'est vers lui qu'elle ne devait pas aller...

...et s'il était un ange...

 

Photo du haut : Tanaka Juuyoh.

01/04/2015

Le feu sacré de Vesta


source : youtube de Patedelo - reconstitution virtuelle du forum romain de Rome

avec le temple de Vesta de forme arrondie avec colonnade

C’est juste…que lorsque l’on me choisit pour avoir le privilège de devenir vestale, prêtresse de Rome, ma ville natale, j’étais à la fois jeune et immature.

Je ne pensais qu’à jouer, de ces jeux que les enfants romains avaient coutume de partager.

Accomplir un sacerdoce de trente ans dévoué à la déesse Vesta m’apparaissait comme un emprisonnement plutôt qu’une chance dans la vie.

J’officierai lors de divers rituels totalement abstraits pour moi.

J’avais tant envie de liberté, d’apprendre et de m’amuser.

Les petites filles sélectionnées étaient mises sous la protection du grand prêtre à la tête du collège des pontifes.

Lors d’une cérémonie auquel je participais docilement, sans mot dire en me demandant ce qui m’attendait, je devins une vestale.

Le petit temple de ma déesse Vesta, protectrice du foyer, avait fière allure avec sa forme arrondie et ses colonnades corinthiennes blanches.

Il était idéalement situé dans le Forum romain, près du temple de Castor et Pollux.

Bordant une cour rectangulaire ornée de statues, il faisait face à l’édifice qui nous servait de lieu de vie hors des offices.

Le temple symbolisait la terre avec en son sein, le feu sacré qui ne devait jamais s’éteindre.

Chacune d’entre nous devait à tour de rôle entretenir la flamme éternelle brulant sur l’autel.

Les romains nous vénéraient car ils voyaient en nous les gardiennes de la paix et de la prospérité de la cité.

Les croyances étaient tenaces dans notre belle Rome.

Selon eux, l’extinction du feu annoncerait assurément l’arrivée de désastres imminents qui s’abattraient sur notre grandiose cité.

Vouées à la chasteté, symbole de la pureté du feu, nous nous chargions aussi d’aller récupérer de l’eau de source pour purifier le sol en marbre du temple…ainsi l’eau et le feu étaient réunit…

Dans une cachette, la statue sacrée de la déesse Minerve; le Palladium nous tenait compagnie lors des divers rituels d’offrandes et de prières.

De jeune fille, je devins femme.

Mes compagnes étaient comme des sœurs et l’ainée des Vestales comme une mère.

Nous gardions nos distances envers les hommes.

Toute faute était lourdement sanctionnée.

Je priais beaucoup pour faire la contre-mesure de toute la violence banalisée par les jeux du cirque, les guerres, l’injustice ambiante.

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Mes compagnes priaient aussi.

J’ai fini par être heureuse d’être vestale.

Rome était une si belle cité.

L’art était partout.

Vesta me protégeait.

Mes sœurs m’entouraient. 

 

Le feu a toujours brillé dans le temple et je ne sus jamais ce que Rome serait devenue si la flamme s’était éteinte...

...ce que Rome serait devenue si nous n’avions pas prié...de toutes nos forces…

 Photo : the Temple of Vesta 3D by the model maker, Lasha Tskhondia 

29/03/2015

Afrique

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C’est juste….que je ne me suis jamais senti aussi vivant que depuis ce jour où j’ai eu l’intime conviction que j’allais bientôt mourir; que tout allait s’arrêter, au fond de moi, je le sentais.

Avant, le sentiment d’immortalité me faisait vivre ma vie au ralenti comme si j’avais bien le temps de faire toute chose; l’échéance de ma mort étant sans cesse mentalement retardée.

Depuis lors, conscient de l’échéance proche, je fis mon testament, dis au revoir à mes proches, terminais les milles choses que je devais accomplir.

Cependant, un jour, contre toute attente, j’eus le sentiment inverse : que la fin inéluctable s’était bizarrement éloignée comme si j’avais miraculeusement échappé à mon destin.

Juste après cela, au détour d’un chemin, je rencontrai la belle Aliaya; cette femme qui allait compter le plus dans ma vie, sauf qu’à ce moment-là, j’étais loin de m’en douter.

Féline et innocente avec ses yeux candides et sa mine basanée, elle me faisait penser à ce que l’Afrique a de meilleur, son exotisme et son mystère, sa sauvagerie et sa beauté farouche…

Mon âme d’européen bien en place était guidé par une vision réductrice, par des images…

Aliaya était, pour moi, le meilleur de l’Afrique sans réellement la connaître ni elle ni l’Afrique.

Afrique qui rit et qui pleure, qui nous fait envie et nous fait peur, qui nous fascine et nous fait prendre des distances….insupportables.

Aliaya, à celle-seule, était tout cela.

Elle m’effrayait.

J’avais une envie folle envie de la découvrir.

Le tout à la fois.

Elle avait le regard félin, celui d’un prédateur repus, et la peau ambrée des gazelles de là-bas.

Le jour, elle souriait, chantait avec chaleur, courait avec vélocité, vénérait ses ancêtres et adulait ses morts.

Le soir se faisait caresse et je me baladais dans les immenses savanes africaines découvrant les mille et un paysages d’un continent brulant sous le soleil et tremblant sous mes doigts ensorcelés par sa sensualité.

Elle me laisserai partir au loin sans résister, sans m’attendre et penser au lendemain et serai heureuse de mon retour.

Je ne sus jamais si elle m’aimait ; elle était trop secrète pour le dire.

Lorsqu’elle partit pour toujours, je me dis :

"j’ai pris dans mes bras tout un continent et ce continent c’était l’Afrique….

et à moment-là, je sus ce que c’était de vivre…"

 

Traces de toi

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C’est juste que…

J’ai cherché des traces de toi, mon amour, partout, dans tous les regards, dans toutes les silhouettes, tous les pays, les villes, les chemins, et infatigable, j’ai pensé que tu allais te manifester dans l’inattendu de l’inattente.

Je détectais les signes, observais les animaux, scrutais l’horizon, vivais ma vie, voyait la vie des hommes.

J’eus l’intime conviction que Dieu était partout mais que toi, mon amour,  tu n’étais nullepart.

Pourtant, ne dit-on pas que Dieu est amour ?

Donc, l’amour est partout.

Alors pourquoi toi, mon amour, tu n’es nullepart ?

Devrais-je ne me contenter que de l’amour de Dieu, celui qui est partout ?

Ou peut-être que si je ne vois pas de trace de toi, mon amour, c’est que tu n’existes pas ?

Mon amour, tu ne serais quand-même pas Dieu ?

Auquel cas tu serais partout…et je ne te vois pas…

Dis entre nous, je préfèrerai que tu sois un homme…un vrai…pas Dieu…ou un homme fait à son image....pas un Dieu fait à l'image de l'homme...

16/10/2008

Nomade

orange

Aujourd’hui, j’habite sur un banc.

Demain, je ne sais pas.

Je reviendrai peut-être ici, sur ce banc vert et usé.

Tiens oui, il est très usé, je viens juste de le remarquer.
Cela m’importe peu tant qu’il est propre après tout.

En tout cas, il est bien pratique.

Sous ses lattes de bois, il y a juste assez de place pour y disposer mes affaires ; deux sacs en plastiques avec mon nécessaire de survie.

Quelques vêtements, des objets de toilettes rudimentaires et quelques photos constituent mes seuls biens matériels.

Si je les égare, je les remplace illico par d’autres.

Je suis libre.

Je n’ai peur de rien.

Je n’ai rien.

Ce matin, après y avoir dormi, je me sens un peu engourdi.

J’aurais été mieux dans l’herbe.

Je m’assieds en tailleur, ferme les yeux et médite comme chaque matin avant de chercher ce qui fera office de petit déjeuner.

Les voitures passent rapidement devant moi sur le boulevard.

Je les ignore et elles m’ignorent.

Le bruit des vrombissements ne m’atteint même pas.

Je viens d’entrer dans une dimension spirituelle supérieure.

Dégagé de liens matériels, je me sens aussi  libre et léger que Jonathan le goéland.

Je ne pense plus à rien. Ce qui pour moi, était un exercice de style très complexe, tant mes pensées s’entrechoquaient, est devenu, par la pratique quotidienne, comme un jeu d’enfant.

Ensuite, j’arrive à visualiser les couleurs que je désire et même les lieux et les personnes que j’affectionne avec une acuité parfaite, tout en gardant les yeux parfaitement fermés.

J’ai souvent l’impression de me trouver auprès d’eux, de mes aimés, en étant si loin…si loin et pourtant si près…

Je peux même me retrouver auprès de Sarah, la femme que j’aime, et la regarder dormir.

Elle est divine d’absolue beauté ; particulièrement lorsque la sérénité du sommeil irradie son visage d’une douceur à la fois angélique et enfantine.

Je pourrais la regarder pendant des heures.

J’ai du mal à revenir sur terre…auprès des « communs des mortels », que je suis aussi, en définitive.

Je voltige déjà si loin.

Je resterais là à méditer en pensant à elle très longtemps si mon estomac ne criait pas honteusement famine.

Il faut que je bouge, que je parte en quête de nourriture et d’un endroit, sec de préférence, pour dormir ce soir.

Où vais-je aller ?

Au Sud, il y fait plus chaud.

Ne m’a-t-on pas parlé d’un endroit où je pourrais être si tranquille...

....

 

Que fait cet homme habillé en orange sur le bord du boulevard ?

Cela fait plusieurs fois que je l’aperçois.

Je roule évidemment trop vite pour détailler la scène à ma guise.

Je vais ralentir, pour mieux l’observer.

Ce n’est pas un clochard.

Il a l’air propre.

Il est assis en tailleur, les yeux fermés.
Il médite, ma parole, au milieu de la circulation.

Enfin, ce n’est pas la grande circulation.

C’est un boulevard avec un terreplein au milieu parsemé de gros chênes ou de châtaigniers ou que sais-je...

Je roule devant lui.

Ne me demandez pas trop de détailler l’environnement quand je roule.

Je regarderai mieux demain…

L’homme est près d’un banc en dessous duquel deux sacs en plastique sont disposés.
Cela doit être ses seuls effets personnels.

Que fait-il là ?

Sa présence me rassure.

Je ne sais pourquoi.

Ce sont des chênes.

Ce matin, j’ai fortement ralenti en passant au même endroit.

L’homme est absent.

La scène manque cruellement d’acteur.

La toile est complètement exsangue de vie.

L’homme qui méditait tranquillement, comme un moine, ce qu’il est peut-être ou peut-être pas; l’homme hors du temps, de notre temps, s’est évaporé.

Et paradoxalement…il laisse comme un vide…spirituel…

Un manque.

J’accélère.

Ce matin, il est là.

Je souris.

Et passe.

Ravie...

20/09/2008

Herr Doktor

marguerite

Cest juste que…je suis une enfant...

L’homme était chauve, très âgé à mes yeux de petite fille, puisqu’il n’avait plus de cheveux.

Sa tête ronde et rasée brillait comme une balle de bowling (comme celles trop lourdes pour moi quand je joue)

Sa peau colorée par un bronzage orangé lui donnait un aspect fort agréable à regarder.

Le tout lui assurait un air jovial, surtout lorsqu’il souriait et que ses yeux se plissaient comme s’ils se repliaient sur eux-mêmes pour disparaître presque totalement.

Il ne restait alors qu’un mince filet d’yeux.

Il m’a parlé hier.

Attablée auprès du bar avec maman, je lui ai demandé un petit parapluie en papier qui ornait gracieusement son cocktail.

Avec un doux sourire, il m’a l’a donné.

Il parle la même langue que celle des garçons avec qui j’ai joué au ballon hier dans la piscine.

Maman dit que c’est de l’allemand.

Je n’ai rien compris mais je me suis bien amusée.

Près de la piscine, je le vois sur le pont qui la surplombe.

Je m’approche du pont pour mieux le regarder.

Il s’affaire à photographier une fleur comme il y en a des milliers sur l’île.

Va-t-il les photographier toutes ?

Il en a tout l’air.

Il rapproche son appareil de la fleur, l’éloigne, le tourne, prend de multiples photos, s’accroupit, recule, fait un zoom, refait le même scénario avec une autre fleur, un peu plus loin…

Quelle mise en scène ! tout cela pour une photo !

Je ris parce que c’est exactement comme cela que, moi aussi, je prends des photos.

Mamam dit que sur cette île, les européens sont comme les japonais, ils photographient tout…

...

La scène, ne m’échappe pas à moi non plus, tout comme à ma petite fille.

Tiens, c’est le charmant monsieur d’hier soir, qui valsait avec sa femme; seul couple sur la piste de danse.

Cette élégance digne d’un temps révolu les emportait comme dans un vieux film.

A cet instant, ils étaient seuls au monde, grisés par la musique.
En les regardant, je m’imaginais que cet homme devait exercer la profession de médecin : « Herr Doktor»
Je pensais qu’il ne pouvait en être autrement.

Avec son air bon et honnête, il ne pouvait que sauver des vies...

Et maintenant, à cette façon de photographier maintes fois cette fleur, en prenant diverses positions, avec l’émerveillement du premier jour, son âme d’enfant transcende tout son être.

Nous l’observons en riant.

Qui est le plus beau, la fleur ou la personne qui la photographie ?

Celui qui est apte à capter la beauté ou la beauté elle-même ?

C’est juste que…pour penser tout cela, peut-être que moi aussi, je ne suis encore, quelque part en moi, qu'une enfant…

 

Oiseaux de paradis

oiseau1

Fleurs aux noms d'oiseaux...

Oiseaux aux noms de fleurs...

Paradis des fleurs...

Fleurs de paradis...

Paradis des fleurs et des oiseaux...

Oiseaux de paradis...

29/04/2008

Double diamonds

x

 

Voile sur mon âme

Brume matinale

Tu es loin

 

Jonquilles en fleurs

Avant l’heure

Contemplation

 

Lac de pensées

Tranquille et calme

Je gèle sans toi

 

Le feu est mort

Je t’aime

Encore

 

Bien au-delà de l’Amor

Je ne t’aime plus

Et

Je t’aime de plus en plus fort…

 

15/03/2008

Pour Kardream..un petit jeu...

sashana

 

Dire 6 choses sur moi qui n’ont aucune importance (je ne donne pas de relais…ils ont déjà été donné…) 

- Je suis dans ma phase ‘Barry White’ que j’écoute avec ravissement dans ma voiture.

J’aime sa voix chaude et sensuelle et l’image du patriarche, père de famille nombreuse, protecteur et câlin me plait assez…l’aura qui ce dégageait de sa personne me plaisait…évidemment ce n’est pas James Blunt…

- J’adore les sushis, sashimis, makis….j’en mangerais des tonnes avec du gingembre et du wasabi…

- Je n’aime pas les piscines quand l’eau est froide. Je n’en veux d’être frileuse à ce point.

Je préfère le sauna...

- J’aime les climats chauds…humides ou secs…je n’ai plus envie d’aller aux sports d’hiver…

- J’adore les forêts tropicales, les aquariums, les jardins surtout japonais…les villages, villes, marchés, habitants….

- Je préfère la mer à la campagne…la vue d'une vaste étendue d'eau m'apaise...

Suite au prochain épisode....excellent week-end à tous....

26/02/2008

L'âme d'émeraude

 

émeraude

 

Au delà du voile,

des apparences,

Au delà des cris,

d'indifférence,

Scintillent,

Les âmes,

 d'émeraude,

Et parmi elles,

 la tienne....

17/01/2008

Les ouistitis de Jo.

wistiti

C’est encore vrai.

Personne n’est à l’abri d’un gros chagrin d’amour inattendu.

Un jour…

 

C’est juste que lorsque c’est arrivé, Sarah dont le prénom d'origine hébraïque veut dire « princesse », ne s’y attendait pas.

Elle ne savait nullement pour quelle raison elle avait été totalement aspirée et engloutie dans la spirale de son amour pour David, dont le prénom également d'origine hébraïque signifie à juste titre « aimé ».

Il l’avait accueillie au plus profond de son intimité mais contre toute attente, la relation avait immédiatement tourné court.

Si elle s’en référait à des croyances bouddhistes ancestrales et y croyait, elle dirait qu’il s’agissait d’une rencontre karmique puisque dès qu’elle vit David, elle eut envie de ne plus le quitter.

Elle dirait qu’ils se connaissaient déjà dans une existence antérieure, ce qui, en soi, serait une version bien plus romantique que celle d’avoir été purement, simplement et tout aussi rapidement évincée.

Tout aurait été parfait si seulement celui qu’elle aimait était déjà devenu un homme et n’était pas encore ce qu’il appelait « un garçon ».

Lorsqu’elle l’avait rencontré sa psyché était en profonde transformation.

La chenille allait devenir papillon.

De garçon, il se transformerait en homme.

Tout se serait bien passé si Sarah n’avait pas eu les sentiments pour lui qu’elle avait.

Elle ne devait pas l’aimer.

Il se trouve que lorsqu’elle s’éprit de cette manière, cela vint de manière extrêmement maladroite, immaîtrisable en plus de la peur que cela suscita en elle.

Sarah était immensément attristée et son chagrin était à la « démesure » de son amour.

C’était sans compter sur l’intervention inattendue de son confident et ami Jo, qui l’emmena, pour la distraire, dans un parc animalier où malgré elle, elle retrouva le sourire et même bien plus que cela ; le rire.

Les ouistitis de Jo.

C’était à cause d’eux que tout d’un coup, Sarah riait aux éclats, ses yeux pétillants de joie.

Aussi soudainement que possible, un ouistiti, en « liberté », avait sauté de la branche d’un arbre touffu pour atterrir sur sa tête.

Il ne trouva rien de mieux à faire que de lui gratter maladroitement le crâne tandis qu’un autre, encore plus hardi, essayait de voler quelque nourriture dans le sac à dos de Jo, qui se débattait, sans arriver à s’en débarrasser.

De galipettes agiles en galipettes futiles, une cohorte de congénères offrit un spectacle de haute voltige sous leurs yeux éblouis...

 

Personne n’est à l’abri de se remettre d’un gros chagrin d’amour...de façon inattendue...

C’est encore vrai.

Un autre jour…

 

01/01/2008

Voeux pour 2008

drop1

Je vous souhaite d'être touché par les multiples facettes que revêt la beauté...
 
...et de la créer à votre manière...
 
...dans un sourire,
un geste,
l'art,
la poésie,
les mots,
la gentillesse,
l'amour,
la courtoisie,  
la bienveillance,
le respect,
la nature,
la passion...
 
....et que devant sa suprématie, le pire de ce monde s'efface....
 
Excellente année 2008 à tous...

15/11/2007

Intuition

book

Des réponses ou ébauches de réponses à nos questions irrationnelles, existentielles peuvent se trouver dans des écrits, des romans, des poésies…au hasard de nos lectures...lorsque les mots nous touchent au plus profond de notre être et que l’auteur relate comme des bribes de notre vie personnelle…comme s’il parlait de notre propre vie…et nous ouvre à la réflexion...

 

25/10/2007

Le paradoxe de l'amour

papillon bleu

Extrait du roman «  Noces Indiennes » de Sharon Maas  

 

Saroj (une petite fille) courait derrière les papillons dans le jardin de derrière. 

" Ne les poursuis pas, dit Ma. Ne bouge pas et, avec un peu de chance, l’un d’eux se posera peut-être sur ton épaule. Regarde… "

Elle resta immobile comme une statue, la main levée, et un gros papillon bleu, magnifique, se posa sur ses doigts.

Ma baissa la main et se pencha vers Saroj pour lui montrer le papillon.
Saroj tendit la main, mais le papillon s’envola.

Elle ne bougea plus du tout, pour que le papillon vienne sur elle, mais en vain.

"Tu en as trop envie, dit Ma en souriant. Il faut être aussi immobile au-dedans qu’au-dehors.
Tes pensées continuent à le poursuivre et tu l’effraies.

Mais si tu te fais oublier, il viendra"

  

Quel tortueux et douloureux paradoxe de l’esprit ! Le fait de penser de trop à la chose que l’on désire, comme par exemple à l’être que l’on aime, pourrait, dans certains cas, être de nature à l’éloigner un peu plus de soi et à le faire fuir...

 

Le lâcher prise pourrait-il au contraire le rapprocher de soi...?

 

Cela me rappelle le cas d’une femme désirant avoir un enfant sans y arriver et ce durant très longtemps.

Ce n’est qu’au moment où elle renonce à l’idée d’être enceinte (elle lâche prise) en commençant une procédure d’adoption, qu’elle tombe enceinte…

12/10/2007

Nicolas

 

rose jaune

Nicolas.

Son prénom est Nicolas.

Il laisse pousser ses cheveux.

Ils tombent maintenant sur ses épaules.

De beaux cheveux blonds ondulés.

J’aime la forme de son nez.

Il a une petite bosse mais cela me plait beaucoup.

Je blague avec lui à propos de celui-ci.

Mais c’est tout mignon, un nez avec une petite bosse… !!!

Il m’a caressé la peau durant de longues heures cette nuit.

Tout doucement…pendant mon sommeil.

Je me réveillais légèrement puis me rendormais paisiblement.

Au matin, elle est devenue lisse et douce comme s’il avait sculpté mon corps.

Je ne reconnais même plus sa texture.
C’est étrange, elle est très différente.

Hier, en un seul geste, en passant sa main sur ma tête, en filtrant mes cheveux de ses longs doigts, il a anesthésié toutes mes peurs, mes blessures, mes actes manqués…

Il a tout effacé.

Ne restent plus en moi que des images de mer, de soleil, d’eaux scintillantes, d’enfants qui rient et jouent, d’avions et de trains qui partent, de paysages grandioses, de roses jaunes de mon passé, de senteur des champs de jasmin…ne subsiste que le meilleur de la vie…

En plus, il m’a dit qu’il m’aimait.

Je n’ai rien répondu.

Mais j’ai reçu ces mots comme une ondée de chaleur qui a traversé mon corps des pieds à la tête mais je suis restée muette.

Parfois, il s’isole pour écrire et composer.

Chut, Nicolas travaille….Pas de bruit…Il compose…!

Je ne comprends pas toujours ce qu’il fait mais cela le rend heureux et c’est ce qui compte.

Il a dans ses yeux l’éclaboussure d’un sourire...

Son prénom est Nicolas.

Nicolas....

 

Ne le dites à personne...c'est un secret, mais Nicolas n'existe pas.... 

20/09/2007

Sérénité, beauté et plénitude...

ocean

Misery is gone...

Ma douce amie me dit : « Sarah, couche-toi et ferme les yeux »

Confiante, je m’exécutais sans mot dire, la laissant me guider dans les méandres de mon esprit.

De sa voix calme et chaleureuse, elle poursuivit « Maintenant, imagine un escalier qui mène au lieu que tu préfères en ce monde, puis fais par toi-même un voyage dans cet univers où tu te sens bien»

Instantanément, j’imaginais de larges marches blanches descendants vers une plage de sable fin.

Il y faisait chaud.

J’étais en tenue légère ; ma robe n’était qu’un doux voile satiné et flottait au gré du vent.

L’éclat des marches m’éblouissaient et avec prudence et agilité, je les descendais.

Curieuse et avide de découvertes, je me demandais où mes pas me menaient.

J’arrivais bientôt devant une immensité totalement déserte.

Près de moi, du sable à perte de vue...et l’océan courbant l’horizon sous la palette de ses couleurs dorées…

J’étais en communion totale avec les éléments.

J’inspirais longuement l’air iodé.

Mes pieds, doucement enfoncés dans le sable, me donnaient l’impression que la terre me caressait les orteils et m’invitait à me coucher dans le sable.

Les fines caresses des grains me donnèrent l’impression de recevoir de la tendresse.

Je frissonnais et ressentit un immense bien-être.

Je me sentais si sensible, presque vulnérable…je n’étais plus qu’une boule de sensations et de ressentis.

J’étais là où la raison n’existe plus…

Soudain, d’un bon, je me levais et courrais vers la mer.

Je jouais avec l’eau et regardais l’océan.

Je ne pensais même pas.

A rien.

Quelle ivresse d’enfin ne penser à rien.

Même pas à lui.

Il n’était pas là.

La solitude ne me dérangeait pas.

J’étais seule avec l’océan.

Au loin, j'entendis la timide voix de mon amie qui m'incitait à revenir de ce rêve "quand tu le sentiras et uniquement à ce moment, remonte lentement et ouvre les yeux".

Je me dis "mais je ne le sens pas, que me veut-elle...???" et finalement, après de longues secondes, à regret, je retournais vers mon escalier blanc en tournant le dos à mon rêve.

Devoir le quitter et revenir vers le réel...

Remonter ces marches qui mènent à ma vraie vie…mais pourquoi, je suis si bien là-bas...?

Soudain, je vis l'image de ma fille et de mes parents au dessus de l'escalier et je courus vers eux...Pour eux, j'ouvris les yeux...

13/09/2007

Amour fou...

drop art

Un mouvement incessant,
Semblable au rythme des marées,
Un balancier persistant,
Immuable comme l'est le cycle des saisons,
Un amour tel qu'il se nourrit de lui-même,
Par la seule pensée.
Je n’ai pas fini de t’aimer.
Un élan qu’on ne peut arrêter.
Rien ne sert de lutter.
J'ai appris à t'aimer.
A une profondeur constante.
Extrême.
Qui est mienne.

ILY.

29/08/2007

Maîtrise de la pensée...

japan

Notre pensée ressemble à l’endroit où l’on vit.

Il faut régulièrement la dépoussiérer et y enlever les pensées encombrantes comme on enlève les objets gênants de notre habitation.

Rien ne doit nous empêcher d’essayer d’être heureux, même les soucis…de la vie…

03/08/2007

Un rêve en cadeau pour toi....

 
sunset1

Cadeau pour toi...un rêve d’amour et d’humour…

 

L’inconnu avait ton visage.

D’habitude, dans mes rêves d’amour, sa silhouette et son visage diffèrent à chaque fois.

Toujours un autre, jamais pareil.

Mais maintenant, l’inconnu c’était toi.

Tu habitais un appartement avec de larges baies vitrées.

A travers la vitre, je t’ai aperçu.

Seul et totalement emmitouflé comme une momie dans une couverture rose, tu dormais sur ton lit.

Il n’y avait rien d’autre à part toi et ce lit.

Avec aisance, je suis entrée et me suis couchée auprès de toi, au chaud dans tes bras.

C'était exactement là que je devais être, nulle part ailleurs.

On aurait dit que tu m’attendais.

Tu ne fuyais pas.

Je goûtais au bonheur immense d’être là.

Doucement, je te caressais le torse et le ventre.

Tu avais fort grossi.

Je me dis que c’était pour cela que tu te cachais depuis si longtemps.

L’air gêné d’avoir à ce point pris du poids alors que tu tiens si fort à ton image, tu me laissais faire et je t’embrassais.

Tu me rendais mes baisers.

T'ai-je déjà dis que je t'aimais ?

Nous étions si bien.

Tiens, à chaque fois que je te couvrais d’un baiser, tu maigrissais ! Ca alors !

Au point qu’au bout de quelques instants, tu retrouvas même ta ligne de jeune premier, avec tes belles barres de chocolat !

Tu fondais à vue d'oeil !

J’étais étonnée de l’effet que mes baisers te prodiguaient et je riais...

Comment est-ce possible ?

 

Comme quoi, finalement l’amour rend beau !

27/07/2007

Etreintes nocturnes...

 

drop

 

Avec,

Ou sans lune,

La nuit,

Avec,

Ou sans brume,

Rien n'est plus délicieux,

Que nos douces étreintes nocturnes...