23/01/2007

De Sarah avec amour...

 

sun

 

Il était une fois, un écrivain, d’origine étrangère, fervent adepte de cette vie d’ermite qui caractérise la vie ascétique des grands romanciers, qui écrivit le plus touchant de tous les romans d’amour.
Il venait de le terminer et il en était d’ailleurs très fier tant il lui semblait qu’il s’agissait sans nul doute de sa meilleure création littéraire.
Un jour, au détour d’un chemin, par hasard, il fit la connaissance d’une femme, Sarah, qui était loin de ressembler à toutes les femmes qu’il avait connues auparavant.
Il la trouva charmante et la complimenta sur sa beauté et son intelligence.
D’emblée, il eut envie de lui raconter l’histoire de son roman et sans être étonnée, à la description qu’il fit de son héroïne, elle comprit tout de suite qu’il était exactement en train de
la décrire.
Il
ne le savait pas mais il venait à l’instant de rencontrer la femme qu’il avait imaginée.
Le romancier la pria de lire ses écrits mais elle refusa.
Elle ne voulait pas connaître sa propre histoire et plus que tout, le connaissant si peu, elle avait peur qu’il ait inventé une fin tragique…comme sa propre mort…
Elle le pensait, bien que rien n'indiquait, que cette fin le fut…
Cependant, sans savoir pourquoi, il insista et lui parla longuement de son héroïne, enfin d’elle…
Il la décrivit jusqu’aux genres de rêves qu’elle faisait, jusqu’à la peur qu’elle inspirait à certains hommes, jusqu’aux pays qu’elle avait visités…
Elle tomba follement amoureuse de l’homme qui avait si bien réussi à lire en elle.
A entendre parler cet homme avec tant de tendresse, comme si elle regardait une peinture d’elle-même, il la toucha au plus profond d’elle-même, jusque dans ses « tripes ».
Malheureusement, bien qu’elle l’ait maintes fois convié, jamais il ne vint chez elle, pour lui rendre son amour.
Une peur indicible de tomber éperdument amoureux d’elle à en perdre la raison le retenait cloîtré chez lui ou toute autre raison obscure, sombre et mystérieuse.
Elle l’attendit longtemps...le plus longtemps que l’on peut attendre l’homme que l’on aime.
Puis, un jour, soudain, sans raison apparente, elle "s'arrêta de l’attendre"…
Et par un beau jour de printemps, lors de la toute première floraison, sous un charme, elle croisa le regard d'Alexandre…
A cet instant, elle se souvint alors que le héros de ce fameux roman s’appelait justement…Alexandre…

Commentaires

Regards Le sablier qui égrène délicatement son sable
Le fait pour nous, dans cette terrible espérance,
Faite de mots qui se gravent dans l’absence,
De ces regards imaginaires que l’amour trouble.

Écrit par : Alexandre | 23/01/2007

La raison du rêveur Fuir son plus beau rêve pour le garder
Pour l'idéaliser dans sa mémoire, encore
Quel homme pourrait ainsi se condamner
A refuser ainsi son rêve qui a pris corps?
Si ce n'est pas quelqu'un frappé de folie
C'est donc qu'il sait le risque trop grand
Qu'il vaut mieux faire taire ses envies
Que de perdre son rêve en le touchant

Écrit par : Kardream | 23/01/2007

Waouw!
Belle romancière au coeur romantique, je te souhaite de rencontrer l'homme que tu décris (en tous cas, son sosie en mieux ;-)) dans tes belles histoires.
Bisous émus

Écrit par : Pascale | 23/01/2007

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