06/05/2015

Tibet, une lumière dans le noir

Tibet, lotus, lumière, lumière dans le noir

A la recherche d’une lumière dans le noir…

C’est juste que lorsque je vivais en Europe, j’ai tout fait pour m’intégrer à mon milieu social.

J’essayais de rentrer dans un certain conformisme d’idées et de mode de vie.

Les conditionnements inculqués par l’éducation et la société étaient tenaces.

A cause de cela, mon meilleur ennemi, c’était moi-même.

J’étouffais en suivant des règles de vie auxquelles je n’adhérais pas totalement.

C’est une de ces raisons qui m’a poussé à tout quitter.

 

Je partis au Tibet sans savoir si j’allais jamais revenir…

Avec mon baluchon sur le dos et quelques économies en poche, je pris le premier vol à destination de Lhassa.

J’avais besoin de me ressourcer dans la spiritualité, d’analyser mes valeurs et de faire le point sur ma vie.

Je n’avais pas l’intention d’étudier les tréfonds d’un bouddhisme trop complexe à mon goût.

Je voulais juste en connaître les concepts de base et évoluer vers une sorte de paix intérieure, de lumière.

L’idée de me laisser imprégner par tout autre chose tant qu’elle fût inconnue et élevait mon âme me séduisait.

 

Je ne savais pas vraiment ce que je cherchais…pourtant comme un ermite éclairant son chemin avec sa lanterne, j’avançais…

A Lhassa et aux alentours, j’étais attiré par les vieux quartiers authentiques, les temples millénaires et les hommes sages de là-bas.

Je visitais tout et rien.

Je marchais longtemps à la recherche d'une chose indéfinissable qui intriguait ma curiosité.

 

Un long périple peut amener à une surprise inattendue…

Fatigué par mon errance dans les rues pauvres, j'avançais de plus en plus péniblement.

Je m’aperçus que j’étais suivi par un chien errant.

Dans mon for intérieur, je voulais m’en débarrasser au plus vite et l’ignorais.

Un vieux lama tibétain m’accosta en me regardant droit dans les yeux :

« ce chien, tu dois en prendre soin car tu l’as bien connu lors d’une de tes vies antérieures, c’était ton frère »

Abasourdi par ces paroles, je poursuivis mon chemin.

Je méditais cette idée pendant de longues minutes.

Où que j’aille, le chien était toujours là.

Affectueux sans retenue, il me chérissait.

Avec le temps, à mon tour, je me pris d’affection pour lui.

Pendant tout le reste de mon voyage, il ne me quitta plus.

Il était charmant, malicieux et coquin.

 

Un soir, juste avant de retourner vers mon pays d’origine, je me dis :

« J’ai cherché le moyen d'élever ma spiritualité et j’ai trouvé l’affection d’un chien…ou d’un frère…c’est selon… »

J’eus envie d’y croire…

A cet instant, je vis mon reflet dans un miroir…

Une lumière éclairait mon regard…

J’ai souri…

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